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Canines incluses (suite)

Les canines incluses et ectopiques peuvent se présenter dans toutes les positions possibles. Leur position et l’espace disponible influencera la facilité avec laquelle elles pourront être déplacées et logées dans l’arcade dentaire.

 

Une seule canine mal placée peut avoir des conséquences importantes pour l’occlusion et la fonction.

Malocclusion dentaire avec canine ectopique et chevauchement.

(A) La canine supérieure gauche est bloquée hors de l’arcade dentaire (flèche).  Ceci a permis aux incisives supérieures et la ligne médiane (ligne bleue) de se déplacer du côté  gauche. (B) Après les corrections orthodontiques, la symétrie a été rétablie, la canine est bien logée dans l’arcade et joue son rôle fonctionnel et les lignes médianes (supérieure et inférieure) sont alignées. Aucune extraction ne fut nécessaire.

Retour aux canines incluses et ectopiques

 

Localisation des canines incluses

  • L’endroit où se situe une canine incluse et son « degré » d’inclusion sont critiques dans l’évaluation des chances de succès de « descendre » une dent incluse en place dans l’arcade.
  • Outre l’examen clinique et la palpation qui peuvent, dans certains cas où les canines sont près de la surface, permettre de grossièrement localiser une canine non éruptée, l’imagerie est la meilleure façon d’évaluer la position d’une dent incluse.

La technologie à la rescousse!

  • Les radiographies « traditionnelles » en 2 dimensions sont d’une aide précieuse à cet effet (voir les exemples sur cette page) mais les nouvelles technologies d’imagerie tri-dimensionnelle par tomodensitométrie volumique (« cone beam computer tomography« ) n’ont pas leur égal pour localiser précisément une dent et évaluer son environnement et deviennent rapidement le « gold standard » pour localiser les dents et structures buccales.
  • Nous venons d’acquérir (été 2012) une machine radiographique des plus performantes permettant d’obtenir de telles images. La prise d’une seule radiographie volumique permet, à l’aide de logiciels spécialisés, d’obtenir et d’extraire des centaines d’images dans toutes les dimensions, de générer des vidéos tri-dimensionnelles permettant de localiser précisément une canine ou une dent incluse et d’évaluer si les structures adjacentes (racines des autres dents et os) sont intacts.
Utilisation d'une tomodensitométrie volumique (cone beam) pour localiser une canine incluse

Exemple de clichés obtenus à l’aide d’une tomodensitométrie volumique tri-dimensionnelle pour localiser une canine incluse palatine (indiquée par les flèches). Ceci permet localiser très précisément la canine et de s’assurer que la racine de la latérale n’est pas affectée par la dent incluse.

De puissants logiciels permettent de d’assembler l’information obtenue lors de la prise de la radiographie volumétrique et de créer différentes vues tri-dimensionnelles qui peuvent être manipulées dans toutes les directions afin de mieux évaluer la position des dents et des structures avoisinantes. Cette technologie s’avère particulièrement utile en présence de dents incluses comme le démontre l’exemple ci-contre.Une femme de 31 ans a toujours ses canines temporaires en bouche. Sur la radiographie volumétrique on peut voir que les canines temporaires ont des racines résorbées, la position des canines incluses qui sont du côté du palais et la relation des ces canines par rapport à la racine des latérales. On y découvre même la présence de deux petites dents de sagesse (troisièmes molaires) au directement au-dessus des racines des deuxièmes molaires (petites structures blanches)!
resorption laterale canine CBCT 113188 JB14

(A, B, C) Différentes images générées à partir d’un scan 3D montrent le dommage que cause une canine incluse sur la racine de la latérale adjacente. (D) Une vue en coupe des racines montre l’étendue de la résorption dans la racine de la latérale (cercle jaune) et une zone concave dans la racine de la prémolaire (flèche). (E, F) Endroit où se situe la canine incluse. (G) L’usure sur la racine de latérale est visible de cet angle mais pas sur la racine de la prémolaire. (H) Une superposition de la photo et de la radiographie permet d’apprécier ce qui se passe sous la gencive.

Pour en savoir plus sur radiographie et l’imagerie numérique tri-dimensionnelle.

Imagerie tri-dimensionnelle par tomodensitométrie volumique à faisceau conique de 4 canines incluses.

Images extraites d’une tomodensitométrie volumique à faisceau conique chez un jeune adolescent de 17 ans ayant ses 4 canines incluses. (A) Côté droit, (B) centre, (C) côté gauche. La vidéo ci-contre permet d’apprécier la complexité des malpositions de ces dents incluses. On peut voir que la canine supérieure droite cause une légère résorption de la racine de la latérale (voir flèche en mouvement).

Canine incluse  et diagnostic radiologique averc CBCT / tomodensitométrie volumique à faisceau conique (TVFC) en orthodontie

(A) Cette radiographie volumique révèle que les 2 canines supérieures sont incluses. Celle de droite (*rouge) est à l’extérieur de l’arcade dentaire tans dis que celle de gauche est du côté du palais. (B, D) Vues du palais, la radiographie montre bien les 2 positions différentes. (C) Il est difficile de déterminer la position exacte des canines incluses seulement par un examen visuel.

 

4 fois plus d’incisives affectées par la résorption?

  • La littérature orthodontique rapporte que 80% des canines incluses détectées à l’aide d’une radiographie panoramique ont la pointe de leur couronne qui se positionne par dessus la racine de la latérale pendant le développement dentaire. Cette condition mène souvent (48% du temps) à de la résorption (usure ou rhizalyse) de la racine des incisives. (1)
  • L’extraction sélective de la canine temporaire a un effet favorable sur l’éruption de la canine permanente dans 78% des cas si cette procédure est faite entre l’âge de 10 et 13 ans. Un diagnostic et une intervention précoces peuvent éviter les séquelles de la résorption mais la détection de la position précise des canines ectopiques est un élément essentiel de ce diagnostic.
  • La résorption des racines des incisives permanentes par des canines incluses est un phénomène commun et peut être observé dès l’âge de 10 ans. Des radiographies périapicales ou rétro-alvéolaires cette résorption peut être décelée dans 12 % des incisives adjacentes aux canines incluses. Cependant, cette prévalence augmente à 48%, soit 4 fois plus, lorsque l’examen radiologique est fait avec une radiographie volumique tri-dimensionnelle car cette méthode produit des images beaucoup plus précises.
  • Doit-on conclure qu’il y a aujourd’hui beaucoup plus d’incisives affectées par la résorption causée par des canines ectopiques? Pas vraiment mais nous avons maintenant les moyens technique en imagerie pour toutes les détecter et ce, plus facilement qu’auparavant.
  • Pour en savoir plus sur la radiologie volumique tri-dimensionnelle.
Machine radiographique volumique, scan cone beam Planmeca utilisé par les orthodontiste Lemay à Sherbrooke

 Peut-on garder des dents incluses?

  • Idéalement, les dents incluses devraient être traitées pour les loger dans l’arcade dentaire et les rendre fonctionnelles ou extraites.
  • Cependant, il arrive parfois que, malgré notre recommandation d’extraire des dents incluses que nous considérons comme trop à risque pour tenter de les déplacer par traction orthodontique, le chirurgien trouve aussi que les risques opératoires sont trop importants. Dans de tels  cas, on peut considérer garder des dents incluses en place même si des corrections orthodontiques sont faites.
  • Il est important de faire un suivi radiologique régulier de toute dent incluse.
Dents incluses ankylosées et traitement d'orthodontie

Exemples de dents incluses et ankylosées qui n’ont pas été extraites même si un traitement d’orthodontie a été entrepris.  (A) 3 canines incluses chez un homme dans la cinquantaine. (B) prémolaire incluse chez une jeune adulte.


(1) Ref.: American Journal of Orthodontics & Dentofacial Orthopedics Volume 142, Issue 2 , Pages 256-263, August 2012   /  Ericson S, Kurol J. Incisor root resorptions due to ectopic maxillary canines imaged by computerized tomography: a comparative study in extracted teeth. Angle Orthod. 2000;70:276–283  /  Ericson S, Kurol PJ. Resorption of incisors after ectopic eruption of maxillary canines: a CT study. Angle Orthod. 2000;70:415–423

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