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Les implants dentaires

Qu’est-ce qu’un implant dentaire?

  • L’implant dentaire est une racine artificielle qui est ancrée dans l’os de la mâchoire pour créer un ancrage résistant et durable permettant de supporter une prothèse dentaire qui remplace une ou plusieurs dents.
  • L’implant dentaire est l’intermédiaire entre l’os de la mâchoire et la prothèse dentaire. Comme un amortisseur, il permet de transférer les forces masticatoires à l’os dans lequel il est ancré.
  • Les dents manquantes ont pu être extraites pour différentes raisons (cariées, abîmées, fracturées) ou étaient simplement manquantes de façon congénitale (génétique). L’implant est inséré dans l’os, à la façon d’une vis, et procure le support pour la partie visible de la dent, c’est-à-dire la couronne.
  • L’implant peut supporter des prothèses fixes que le patient ne peut enlever lui-même comme une seule dent (couronne) ou plusieurs dents reliées ensemble (pont).
  • Plusieurs implants peuvent aussi soutenir des prothèses (dentiers) amovibles ou des prothèses complètes pour restaurer une bouche entière.
  • À noter que les orthodontiste ne posent pas d’implants dentaires, cette procédure est faite par un dentiste généraliste, un parodontiste, un chirurgien maxillo-facial ou un autre spécialiste en dentisterie.
Comparaison entre une dent naturelle et un implant dentaire.

Caractéristiques des implants dentaires

  • Le matériau utilisé pour la fabrication des implants dentaires est le titane car ce métal inerte biologiquement n’est pas rejeté par le corps et procure une solidité nécessaire à leur fonction.
  • L’implant idéal ne doit pas s’altérer avec le temps au contact de la gencive, la salive et autres éléments de la cavité buccale.
  • Osséo-intégration : ce phénomène, essentiel au succès de l’implant dentaire, est la colonisation des cellules osseuses autour de la surface de l’implant. Cette surface poreuse, rugueuse et texturée permet à l’os de solidifier l’implant dans la mâchoire et lui permettre de jouer son rôle de support.
  • À noter que les mini-implants ou mini-vis d’ancrage temporaires utilisés en orthodontie ne sont pas osséo-intégrés comme les implants dentaires ce qui permet de les retirer facilement après usage.
  • L’implant doit supporter des forces masticatoires pouvant varier de 10 à 35 kg/cm2 et s’exerçant dans toutes les directions.
  • Leur forme peut varier selon les fabricants. Il sont habituellement cylindriques mais il en existe d’autres types pouvant être utilisés dans des conditions spécifiques.
  • Leur diamètre peut varier de 3 à 5 mm et leur longueur entre 10 et 15 mm afin de répondre à la diversité des mâchoires et types d’os rencontrés cliniquement.
Les implants dentaires présentent ont une surface favorisant l'osséo-intégraton.

Les implants dentaires présentent différentes textures et design favorisant l’osséo-intégration, élément essentiel pour leur solidité et stabilité.

 

Indications et sélection de cas

Tout le monde n’est pas un bon candidat pour la pose d’implants dentaires. Pour que des implants puissent être utilisés, le patient doit avoir un parodonte de bonne qualité. Ceci implique :

  • une quantité et qualité d’os adéquates pour supporter l’implant;
  • une gencive saine et de bonne qualité.

Il peut y avoir des contre-indications à la pose d’implants dentaires telles que :

  • Contre-indications médicales : déficit immunitaire, diabète non stabilisé, allergies majeures, certains problèmes cardiaques, traitement médical à risque (anti-coagulants), etc.
  • Considération anatomiques : qualité et quantité des gencives, densité, anatomie et structure de l’os, position des nerfs dentaires inférieurs, anatomie du sinus au maxillaire supérieur. Dans certains cas, ces problèmes peuvent être gérés par des techniques de régénération osseuse ou gingivale.
  • Occlusion : certaines malpositions dentaires comme des dents trop basculées vers un espace édenté, une proximité des racines, l’éruption excessive de dents au dessus d’un espace édentés, etc. peuvent empêcher  la pose d’implants dans une position idéale. Dans de tels cas, l’orthodontie peut être d’une précieuse aide pour replacer les dents et rendre la pose d’implants possible.
  • Limitations du patient : hygiène buccale déficiente, manque de motivation, suivi inadéquat. Le patient doit réaliser que la pose d’implants nécessitera une discipline rigoureuse de sa part s’il veut assurer le succès de l’intervention implantaire.
  • Le tabagisme est un facteur diminuant significativement le succès des implants. Les fumeurs ont une moins bonne micro-circulation sanguine, ce qui est essentiel pour la cicatrisation osseuse autour de l’implant et l’osséo-intégration.
  • L’âge du patient n’est pas réellement un facteur de risque en autant que la gencive et l’os répondent aux critères énumérés précédemment.

Lorsqu’une dent est extraite, une certaine perte osseuse se produira inévitablement. Cette perte augmentera progressivement avec les années de sorte que la hauteur et la largeur de la masse osseuse peuvent devoir être augmentées afin de permettre la pose d’un implant. Plus un implant est posé tôt après la perte d’une dent, meilleures sont les chances de maintenir le volume d’os.

Approche interdisciplinaire

Il est important de réaliser que les implants dentaires ne sont qu’une des solutions prothétiques disponibles pour les patients partiellement édentés. Comme toute solution restaurative, ils comportent certains avantages et désavantages.
La solution idéale pour chaque patient devra être évaluée globalement avec tous les praticiens dentaires impliqués (dentiste généraliste, parodontiste, chirurgien maxillo-facial, prosthodontiste, etc.).

Lorsque l’orthodontie est nécessaire pour préparer la dentition et l’occlusion à recevoir des implants dentaires, l’orthodontiste travaillera de concert avec les divers spécialistes afin de donner une position dentaire optimale  et d’offrir au patient la meilleure solution prothétique par la suite.

Succès

Des progrès significatifs ont été faits dans le domaine de l’implantologie dentaire depuis le début des années 1980.
La littérature rapporte maintenant des taux de succès de 95 à 98%.
Plusieurs implants posés il y a plus de 20 ans ne présentent aucun problème. On peut croire que des implants osséo-intégrés puissent le rester à vie. Des études rapportent cependant une durée de vie moyenne d’au moins 10 ans.
Important : la couronne, le pont ou la prothèse supportés par un implant devront être remplacés après un certain temps, comme toute autre prothèse dentaire.

Prévenir la perte osseuse

  • Lorsqu’une dent est extraite, une certaine perte osseuse se produira inévitablement.
  • Cette perte augmentera progressivement avec les années de sorte que la hauteur et largeur de la masse osseuse peuvent devoir être augmentées afin de permettre la pose d’un implant.
  • Plus un implant est posé tôt après la perte d’une dent, meilleures sont les chances de maintenir le volume d’os.
  • Les implants dentaires préviennent la perte osseuse en permettant aux forces masticatoires d’être distribuées dans l’os alvéolaire autour de l’implant. L’os de la mâchoire réagit à ces forces en augmentant la densité de l’os ce qui le rend plus résistant, solide et fonctionnel.

Techniques de pose

La pose d’implants dentaires et les procédures d’augmentation osseuse sont faites soit par un dentiste généraliste ayant reçu une formation à cet effet, un parodontiste ou chirurgien maxillo-facial.

De nouvelles techniques parodontales de régénération tissulaire permettent d’augmenter le succès des implants lorsque les tissus parodontaux présentent certaines déficiences.

Une fois le diagnostic posé et la faisabilité de la pose d’implants établie, deux techniques principales peuvent être utilisées pour la pose d’implants dentaires.

Ces procédures sont habituellement faites sous anesthésie locale. Une incision est faite dans la gencive, un foret sert ensuite à percer un trou où sera inséré la vis en titane (l’implant).

Implant dentaire dentisterie orthodontie sherbrooke

Technique en deux temps.
Les implants sont posés dans l’os, recouverts de gencive et laissés ainsi de 3 à 6 mois pour permettre l’adaptation de l’os autour de l’implant (osséo-intégration) et la cicatrisation.
Après ce délai, les implants sont découverts (enlèvement de la gencive les recouvrant), une vis est mise en place et si tout est stable dans l’os, la prothèse peut alors être réalisée.

Technique en un seul temps
Après la pose, les implants ne sont pas recouverts de gencive, laissant le col dépasser.
La prothèse pourra être réalisée une fois l’osséo-intégration obtenue (3-6 mois).

Technique « immédiate »
Dans certains cas, il est possible pour le praticien de poser un implant immédiatement après l’extraction d’une dent en le plaçant dans l’alvéole dentaire.
Une période de guérison et d’osséo-intégration est toutefois nécessaire comme avec les autres techniques.

Exemple de l’utilisation d’un implant dentaire immédiat. (A) La racine de la dent fracturée est considérée inutilisable pour supporter une nouvelle couronne. (B) La racine a donc été extraite et remplacée par un implant avec pilier inséré dans l’alvéole osseuse où était la racine. (C) Par la suite, une couronne est fixée sur le pilier et s’harmonise avec la forme et couleur des dents adjacentes pour maximiser l’esthétique (D). (Courtoisie, Dre K. Archambault).

Quand poser les implants dentaires

La pose d’un ou plusieurs implants dentaires nécessite souvent l’intervention de plusieurs praticiens et il est essentiel qu’il y ait une bonne planification et communication entre tous les intervenants.

Après l’orthodontie

  • Si vous envisagez l’orthodontie pour corriger une malocclusion, améliorer la position de certaines dents que vous trouvez inesthétiques, pour redresser des dents basculées à la demande du dentiste en prévision de la pose d’implants, etc., ne faites surtout pas poser les implants avant d’avoir consulté un orthodontiste.
  • Une fois les implants posés, ils ne pourront être déplacés et peuvent nuire aux corrections orthodontiques optimales.

Considérations économiques

  • Dans d’autres cas, l’orthodontie peut permettre de fermer des espaces importants où des dents ont été extraites et ainsi diminuer le nombre d’implants dentaires nécessaires après l’orthodontie et diminuer significativement les coûts restauratifs (remplacement prothétique des dents manquantes) pour les patients.
  • Parfois, le fait d’éliminer le besoin d’avoir plusieurs implants peut aller jusqu’à couvrir les frais d’un traitement d’orthodontie!

Avant ou pendant l’orthodontie

  • Dans de rares cas, il peut être avantageux d’avoir des implants dentaires avant ou pendant un traitement d’orthodontie. Lorsqu’il y a plusieurs dents manquantes dans la même région de la bouche, il est parfois difficile pour l’orthodontiste de « s’ancrer »  pour y poser les attaches orthodontiques nécessaires aux mouvements qu’il désire effectuer. La présence d’un implant peut alors procurer une emprise solide pour y mettre attaches, fils, élastiques, etc. Dans une telle situation, il est tout de même préférable de prendre la décision de la pose de l’implant avec l’orthodontiste et le dentiste qui posera l’implant afin de planifier le mieux possible l’endroit où il sera posé.

Les mini-vis d’ancrage temporaire

L’avènement des mini-vis ou implants d’ancrage temporaire en orthodontie offrent de nouvelles possibilités mécaniques dans les cas ayant des dents manquantes de sorte qu’il est moins fréquent maintenant d’avoir recours à des implants dentaires « permanents » pendant l’orthodontie.

L’orthodontie en présence d’implants dentaires

Tel que décrit précédemment, il est habituellement préférable de poser des implants dentaires après un traitement d’orthodontie. Cependant, il arrive parfois qu’un patient ayant déjà un implant dentaire veuille envisager des corrections orthodontiques pour améliorer son occlusion. Ceci est habituellement possible mais peut imposer certaines limites au traitement d’orthodontie. Ainsi, vu qu’il est impossible de déplacer un implant dentaire par mouvement orthodontique, cela peut empêcher de corriger certaines malpositions dentaires. Un implant ne peut être avancé, reculé, descendu ou sorti de l’os pour le « remonter » donc la dent remplacée par l’implant devra garder la même position qu’au départ.

Selon la dent remplacée par l’implant, cela peut avoir un impact différent sur le traitement orthodontique. Par exemple, s’il s’agit de la dent située la plus à l’arrière de l’arcade dentaire (la deuxième molaire), cela peut ne pas affecter les dents plus à l’avant à moins qu’elles doivent être reculées vers l’implant.  Par contre, si une incisive supérieure est sur un implant dentaire et qu’on doit reculer les dents antérieures, cela pose un problème car toutes les incisives pourraient être reculées sauf celle sur implant, ce qui serait inesthétique et non fonctionnel.

Donc, il est possible d’envisager l’orthodontie en présence d’implants dentaires mais le plan de traitement peut devoir être modifié.

Les exemples suivants montrent des cas où les implants étaient en bouche avant la première consultation orthodontique. Bien qu’il soit tout de même possible de faire des corrections orthodontiques, la présence d’implants dentaires empêche certains mouvements orthodontiques qui auraient permis d’obtenir de meilleurs résultats.

Implant dentaires posés avant un traitement d'orthodontie

(A, B,C) Cette personne a fait poser 2 implants dentaires inférieurs (indiqués par les *) avant le début du traitement d’orthodontie. Bien que ces implants remplacent des prémolaires, ils sont beaucoup plus larges qu’une prémolaire. Cette largeur excessive empêchera l’orthodontiste d’obtenir un engrenage idéal avec les dents supérieures. La présence de ces deux implants n’empêche cependant pas de faire des corrections dans les autres régions de la bouche (au haut et à l’avant). De plus, il aurait été probablement possible de fermer ces espaces pendant le traitement d’orthodontie et d’éviter la nécessité de poser des implants après l’orthodontie.

 

Pose d'un implant dentaire avant l'orthodontie qui empêche de reculer les dents.

(A) La correction de cette malocclusion nécessiterait que les dents supérieures gauches soient reculées pour obtenir un meilleur engrenage (flèche). (B) La présence d’un implant dentaire (indiqué par un *) à l’arrière de l’arcade dentaire empêchera de reculer les dents car l’implant posé avant le traitement ne peut être déplacé. (C) Vue en plongée de la couronne sur implant. Si cette personne avait consulté en orthodontie avant la pose de l’implant, on lui aurait recommandé d’attendre la fin du traitement et du recul des dents pour faire poser cet implant. L’occlusion finale et la fonction ne s’en trouveraient qu’améliorés.

Le rôle de l’orthodontie dans la planification d’implants dentaires

  • L’orthodontie peut être essentielle pour permettre la pose d’implants dentaires dans certains types de cas. Lorsqu’il n’y a pas assez d’espace pour loger un implant entre 2 dents ou que les racines des dents de part et d’autre de l’espace où sera posé l’implant sont mal inclinées, les mouvements orthodontiques peuvent être la seule solution pour permettre aux patients d’envisager la pose d’implants de façon prévisible et avec des meilleures chances de succès (pronostic).
  • Ces corrections peuvent être complexes en présence d’une malocclusion importante qui doit aussi être corrigée ou relativement simples et rapides lorsqu’il s’agit de changer la position de quelques racines seulement sans effectuer d’autres corrections majeures (voir les exemples ci-dessous).
  • Pas seulement la dent! Un « alignement » optimal des dents avant la pose d’implants ne s’évalue pas seulement en regardant la position de la couronne de la dent (partie visible hors de la gencive) mais aussi en évaluant la position et la relation de leur(s) racine(s). Selon le type d’implant qui sera posé, il faut qu’il y ait un minimum de ± 7 mm d’espace disponible  sans obstruction par des racines. L’inclinaison inadéquate des racines peut empêcher d’avoir cet espace critique.
  • La planification des mouvements orthodontiques est très importante pour permettre la pose d’implants par le clinicien (chirurgien maxillo-facial, parodontiste, dentiste, etc.) suite au traitement d’orthodontie. Des normes strictes doivent être respectées pour permettre la pose de l’implant dentaire qui supportera la couronne. L’orthodontie travaille en collaboration avec le dentiste pour déterminer la position idéale des dents et des racines.

 

Position des imiplants dentaires dans l'os alvéolaire

Pour bien résister aux forces de mastication et avoir une durée de vie maximale, les implants dentaires doivent être placés de façon précise dans l’os alvéolaire des mâchoires. Les corrections orthodontiques permettent de placer les dents adjacentes aux sites de pose des implants dentaires de façon optimale afin de maximiser les chances de succès.

Région antérieure

Caractéristiques du cas CC: Anodontie des latérales et position inadéquate des canines pour la pose d’implants dentaires

  • Femme de 32 ans avec une absence congénitale (anodontie) des latérales supérieures et ayant eu un traitement d’orthodontie à l’adolescence. Après l’orthodontie, les latérales furent remplacées par divers moyens avant que ce soit des ponts papillons.  Elle désire maintenant remplacer ces ponts par des couronnes supportées par des implants dentaires. Cependant, le dentiste planifiant la pose d’implants évalue qu’il n’aura pas l’espace nécessaire entre les racines des canines et des centrales car les racines des canines sont trop inclinées vers l’espace qui doit recevoir l’implant. La position des centrales est adéquate.
  • L’évaluation radiographique est essentielle dans la planification de tels cas. Un scan volumique tri-dimensionnel permet de faire une évaluation complète et précise de la position des dents (racines et couronnes) et de l’os environnant et de planifier précisément les mouvements orthodontiques à faire pour procurer au dentiste l’espace dont il aura besoin pour la pose d’implants.
Ponts papillons remplaçant les 2 latérales supérieures. Ce ponts sont en place depuis plus de 10 ans.

Ponts papillons remplaçant les 2 latérales supérieures. Cette femme de 32 ans a été traitée une première fois en orthodontie à l’adolescence et désire maintenant faire remplacer les ponts papillons (indiqués par des flèches) par des couronnes sur implants dentaires. Ces ponts sont en place depuis plus de 10 ans.

 

Position de racines inadéquate pour la pose d'implants dentaires

Utilisation de radiographie volumique tri-dimensionnelle pour évaluer la position des racines des canines et des latérales supérieures en vu de la pose d’implants dentaires pour remplacer les latérales manquantes (* jaune). (A) Les pointillés rouges indiquent l’axe (inclinaison) des dents avant le traitement et les pointillés bleus représentent la position idéale que devraient avoir les latérales pour permettre la pose d’implants sans interférer avec les racines des dents. (B) Des coupes à la fraction de millimètre près permettent d’évaluer l’os et les racines. (C) Vue en coupe de côté. (D) Vue en coupe axiale (à vol d’oiseau) à travers les couronnes et les racines montrant l’espace et l’os entre les dents.

 

Caractéristiques du cas CC: Anodontie des latérales et position inadéquate des centrales pour la pose d’implants dentaires

  • Femme de 20 ans désirant remplacer ses latérales manquantes à l’aide d’implants dentaires. Ce cas est similaire au précédent; la jeune femme a eu un premier traitement d’orthodontie à l’adolescence mais la position des racines des centrales supérieures ne permet pas au  dentiste de poser des implants convenablement. Afin de maximiser les chances de succès, il a donc recommandé d’avoir recours à l’orthodontie pour mieux aligner les racines es dents antérieures, particulièrement les centrales.
  • Dans ce type de cas, bien que 2 dents soient principalement visées par ces corrections (les centrales dans le cas ci-dessous et les latérales dans le cas précédent), il est nécessaire de poser des appareils sur au moins les 6 dents antérieures et une dent postérieure pour bien contrôler la mécanique orthodontique et les forces utilisées.
  • Le plan de traitement vise donc uniquement à changer la position des centrales en inclinant les racines vers le centre.
  • Lorsque l’orthodontiste croit que les dents sont en bonne position, une vérification radiologique est faite et le patient est dirigé vers le dentiste qui fera la pose des implants pour une vérification finale et approbation des correctifs apportés.

 

Position inadéquate des racines pour la pose d'implants dentaires

La position trop inclinée des centrales supérieures empêchera la pose d’un implant dentaire pour remplacer les latérales manquantes. (A) Avant le traitement; les flèches bleues indiquent les latérales manquantes. (B) Ces latérales sont remplacées par des dents prothétiques collées aux dents adjacentes. (C) Une radiographie panoramique confirme la mauvaise position des centrales. (D) Vue agrandie de la radiographie et implants ajoutés comme simulation. Les pointillés bleus représentent la position idéale que devraient avoir les centrales. (E) Cette patiente a opté pour une technique de broches linguales pour des raisons esthétiques.

 

Redressement de racines des dents en orthodontie pour préparer un site pour implants dentaires.

(A) Parallélisme de racine et espace entre les racines inadéquat pendant le traitement d’orthodontie. (B) Après quelques mois, les racines sont parallèles et il y a assez d’espace pour la pose d’implants dentaires dans les espaces édentés.

Région postérieure

  • Les mêmes principes s’appliquent dans la région des dents postérieures où il est fréquent chez les adultes d’avoir une ou plusieurs dents extraites ayant permis aux dents adjacentes de basculer vers l’espace d’extraction.
  • La molaire derrière l’espace a particulièrement tendance à vouloir migrer vers l’avant mais elle le fera toujours en basculant à différents degrés. Ceci empêche souvent la pose idéale d’un implant et les corrections orthodontiques pourront permettre de rétablir la situation en redonnant une inclinaison normale aux dents (et racines) basculées, en ouvrant l’espace qui s’est réduit avec le temps et en permettant la pose d’implants.

Pour en savoir plus sur sur le redressement des dents postérieures.

 

(A) Dents postérieures basculées vers l’avant plusieurs années après à la perte d’une molaire chez une femme de 46 ans. (B) Les dents ont été redressées en orthodontie en les reculant vers l’arrière (flèche). Une fois l’espace obtenu, un autre spécialiste (parodontiste ou chirurgien) a posé 2 implants pour remplacer la molaire manquante. (C) Résultat final, une fois que le dentiste généraliste a posé les couronnes sur les implants (flèches).

 

Utilisation d'appareils orthodontiques fixes pour maintenir un espace en attendant un remplacement prothétique.

(A) Ce traitement orthodontique visait à replacer les dents inférieures dans le but de remplacer les dents manquantes à l’aide d’implants dentaires. Les dents ont été redressées et l’espace ouvert de façon optimale pour recevoir les implants. (B) À la fin de l’orthodontie, les appareils correcteurs (broches) ont été enlevés sauf vis-a-vis les espaces où une section de fil (flèches) maintient les dents de chaque côté en attendant la pose des implants et couronnes. Une attelle de rétention fixe régulière maintient les dents antérieures en place. (C) Les implants ont été posés pendant la période de rétention. L’implant inférieur gauche est indiqué par la flèche. (D) Une fois les implants et couronnes posés, il n’est plus nécessaire de garder les sections de fil.

L’importance de l’imagerie volumique dans la planification

La planification d’implants dentaires requiert la prise de radiographies spéciales permettant au chirurgien de bien visualiser en 3 dimensions les structures avoisinant le site où l’implant sera posé.

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